La maltraitance et la cruauté envers les animaux au cinéma
Éditorial

La maltraitance et la cruauté envers les animaux au cinéma

Si l’on apprécie toujours de voir des animaux dans les films, parfois leur souffrance n’est pas du cinéma. Analyse de ce fléau de maltraitance et sur les moyens mis en place pour enrayer cette machine infernale.

La maltraitance des animaux au cinéma

Les cas de cruauté animale dans les films datent du début du cinéma. Quelques exemples de films, provenant des sites Senscritique et Topito, à ne surtout pas regarder :

  • Tarzan chez les singes (1918) : Un lion est poignardé à mort.
  • Le Brigand bien-aimé (1939) : Un cheval est jeté du haut d’une falaise de 20 mètres.
  • La Dernière chasse (1956) : Lors de l’opération d’abattage annuel du gouvernement américain pour réguler la taille des troupeaux de bisons, ce massacre à balles réelles est filmé et retransmis à l’écran.
  • Week-end (1967) : Un cochon et un canard y sont massacrés.
  • Apocalypse Now (1979) : Un bœuf est sacrifié.
  • Rambo III (1988) : Des chevaux trébuchent sur des câbles tendus pour les besoins d’une scène.
  • Double Impact (1991) : Une grenouille vivante se fait décapiter et éventrer.
  • Harry Potter à l’école des sorciers (2001) : L’un des hiboux utilisé pour Hedwige a été enfermé six semaines dans une cage pleine d’excréments.
  • Old Boy (2003) : 4 pieuvres ont été tuées durant la séquence où le héros en mange une, vivante.
  • Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003) : Des explosions sous-marines ont tuées des poissons.
  • Le Secret de Brokeback Mountain (2005) : Un mouton est éventré, un coyote mort et un élan se fait tirer dessus.
  • Still the water (2014) : Deux chèvres sont égorgées.

Des exemples comme ceux-là, il en existe des milliers. Récemment encore, dans Bilbo le Hobbit, près de trente animaux auraient péri pour les besoins du long métrage par des chutes accidentelles ou des maladies mal soignées, selon des éléments fournis par l’association de défense animale PETA. 

De grandes entreprises fournissant des animaux pour le cinéma sont notamment mis en cause comme la Birds & Animals Unlimited. Ce sont d’ailleurs ces importants fournisseurs qui sont pointés du doigt. Leur motivation étant le profit, ils peuvent en venir à des mesures extrêmes pour obtenir des résultats. Priver l’animal de nourriture pour le rendre plus obéissant, le mutiler, le mettre à l’écart, l’enfermer dans des cages sales…

Les solutions mises en place

À la suite du film Le Brigand bien-aimé (1939) mettant en scène un cheval jeté du haut d’une falaise, l’American Humane Association, fondée en 1877, décida de se mêler des affaires d’Hollywood concernant le bien-être animal dans les films. En 1972, l’association lance son label “No Animals Were Harmed”/”Aucun animal n’a été maltraité pour ce film”. Si la cause était noble à l’époque, aujourd’hui beaucoup de soupçons pèsent sur eux quant à leur éthique, car leurs financements proviendraient de grands groupes de l’industrie du cinéma. De plus, ce label possède une limite. Ce qui est étudié pour sa délivrance sont les conditions de tournage, et non les conditions de vie en dehors, dans leurs enclos ou dans leurs lieux de vie. Des critères qu’il faut également prendre en compte pour le bien-être animal.

En France, 30 millions d’amis a mis en place un visa assurant qu’aucun animal n’a souffert durant un tournage. Les observateurs délivrant ce visa sont membres de la fondation et ne perçoivent aucune rémunération de la part des sociétés de productions ou autre organisme lié à l’industrie du cinéma, uniquement des fonds provenant de l’association. Leur avis est toujours dans l’intérêt des animaux.

Heureusement, certains films prennent à cœur le bien-être animal

Certaines équipes de productions, sociétés de dressages et réalisateurs sont heureusement sensibles à ces questions et traitent leurs animaux acteurs comme ils se doivent. Parmi eux, on peut notamment citer Didier, Lassie ou encore Rintintin

Lorsqu’ils sont bien traités, certains de ses animaux sont parfois mieux rémunérés que leurs homologues humains, d’autres sont chouchoutés, retrouvent leur famille… Certains dresseurs sont attachés à leurs animaux et ne cautionnent pas du tout les méthodes de cruauté pratiquées par leurs confrères. Il est important de rester vigilant sur ce sujet.

Dans un entretien à France Tv Info, Frédérique Flaesch, conseillère animalière chez Animaux du Cinéma, une société de dressage, explique que « Pour les scènes compliquées, nous faisons fabriquer des animaux synthétiques » et qu’aujourd’hui, plus question d’épuiser un animal lors de séances de tournage sans fins. Pour travailler avec des animaux sauvages, il faut un certificat et des vétérinaires contrôlent régulièrement. Si des cas de maltraitance subsistent encore à travers le monde, le bien-être animal est de plus en plus au centre des préoccupations, une excellente chose pour le droit des animaux et la fin de la maltraitance.

Crédit photo : capture Old Boy – Show East et Egg Films

Damien DUARTE

Les Animaux du cinéma est un blog qui réunit mes deux amours, les animaux et le cinéma. Je possède moi-même trois chats, un chien et une tortue pour le meilleur et pour le pire ! Plus qu'un film, c'est parfois un vrai cirque. Mais, finalement, on les aime plus que tout ces petites bêtes !

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2 commentaires

  1. Myriam Monjoie a dit :

    Le mensonge a la fin de chaque générique de fin de film est écœurant. De qu il a un film, c’est la protection animal qui devrait être presente.

    1. Damien DUARTE a dit :

      Entièrement d’accord. Si certains jouent bien le jeu, d’autres abusent et devraient être sévèrement réprimés…

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